VÉRONIQUE LACHANCE
Artiste multidisciplinaire
Multidisciplinary artist

 

À PROPOS

Originaire du Québec, Véronique a passé son enfance entre les Cantons de l'Est, la Gaspésie et la Mauricie. Elle a par la suite vécu à Lyon (France), à Montréal et habite actuellement à Whitehorse.

 

Diplômée de l'UQÀM en jeu (2014), elle co-fonde ensuite Grande Surface, un collectif d'artistes multidisciplinaires basé à Montréal. Elle travaille au sein du collectif comme interprète et co-auteure. En 2015, le collectif présente Et quand vient le silence au théâtre La Chapelle. Par la suite, le collectif présente Entre deux chiens tête en bas, une création dans le cadre du festival ZH en 2017. Dans les mêmes années, Véronique travaille comme actrice au cinéma et à la télévision et joue notamment dans le court métrage Souffler de la neige (2014), réalisé par Ann Arson (scénario Guillaume Lambert). Elle collabore aussi avec la compagnie bilingue The Other Theatre comme interprète et co-auteure dans LOVEULOVECRAFT, présenté au théâtre La Chapelle en 2016. Elle s'initie également au travail de marionnette avec la Femme-Poisson dans Capture de rêve d'Emmanuelle Calvé, dans le cadre du festival Marionnettes plein la rue en 2016.

 

Parallèlement à ses engagements, Véronique développe également sa démarche artistique à travers des résidences de création à Montréal, à Van Horne Station (2015) qui donnera naissance au projet Aube 6e degré et à Fleur d'asphalte, d'où émergera Étude du vertige, présenté par la suite dans le cadre des Performances de la mi-lune 2015. Sa pratique personnelle a comme origine une quête de conciliation de plusieurs identités, en retraçant la mémoire de ses rêves nocturnes, de la mémoire familiale et sa relation avec de multiples territoires. Sa pratique d'installation immersive émerge au même moment. Elle commence alors à créer des espaces immersifs où les frontières entre performeurs et spectateurs se chevauchent. Aube 6e degré, son projet principal des dernières années, est un projet évolutif qui a été présenté à Van Horne Station (2015), au Festival de théâtre de rue de Lachine (2016) et à Theatre in the Bush (Rhamshackle Theatre) à Whitehorse (2017).

 

Habitant au Yukon depuis 2017, elle poursuit un projet entamé au Québec (Aube 6e degré), en plus de créer de nouvelles collaborations : Distances (avec Lianne Cranfield) dans le cadre de 24h Challenge 2017 (Nakai Theatre) à Whitehorse ainsi que l'installation-performance DYADIC TIES, (avec Léa Roy) dans le cadre du festival (S)HIVER 2018 à Dawson city. Véronique a aussi travaillé avec Nakai Theatre sur la conception et la performance de marionnettes (avec Brian Fidler) sur le spectacle musical et science-fiction When We Dance We Dance Together (dirigé et conçu par Jacob Zimmer), dans le cadre du Festival d'Arts et de Musique d'Atlin 2018. Véronique s'associe également à quelques projets de performances et vidéos avec l'artiste punjabi-yukonnais Gurdeep Pandher .

 

 

Véronique offre aussi des ateliers de théâtre et partage sa pratique de l'art immersif. À Sherbrooke, elle a donné des ateliers de théâtre à des jeunes en processus de réinsertion sociale au Centre Le Tremplin 16-30. Elle a également enseigné le théâtre aux enfants à Lyon en France. À Whitehorse, elle enseigne la création, le mouvement, l'improvisation et l'écriture au centre communautaire à vocation artistique Heart of Riverdale et dans la communauté de Carcross. Elle donne aussi des ateliers occasionnels dans diverses écoles.

ABOUT

Born and raised in the province of Québec, Véronique grew up between the Eastern Townships, Gaspésie and Mauricie. She also lived in Lyon (France), Montreal, and she is currently living in Whitehorse.

 

Véronique graduated from UQAM (Université du Québec à Montréal (2014) with an acting degree. After her graduation, Véronique co-founded Grande Surface, a multidisciplinary collective of artists currently based in Montreal. Véronique is still working in the collective as a performer and co-author. In 2015, the collective presented Et quand vient le silence (And when comes the silence) at La Chapelle Theatre. In 2017, the collective presented Entre deux chiens tête en bas (Between Two Downward Facing Dogs), the project was part of the ZH Festival. Véronique also worked in Montreal as an actress in film and television shows. In 2014, she played in the short film Souffler de la neige, directed by Ann Arson (written by Guillaume Lambert). In 2016, Véronique collaborated with the bilingual company The Other Theater as a performer and co-author in LOVEULOVECRAFT, presented at the La Chapelle Theatre during the same year. Véronique was also initiated to puppetry with the performance of the ''woman-fish'' in Capture de rêve (Dream capture) by Emmanuelle Calvé, as part of the Marionettes plein la rue Festival 2016 in Montreal.

 

Through some residencies in Montreal, Véronique also began to develop her own artistic approach. In a residency at Van Horne Station (2015) she started to develop the project Aube, 6e degrée (6th Degree Dawn). In a residency at Fleur d'asphalte, she also developed the project of Étude du vertige (Study of Vertigo), presented as part of the Performances de la mi-lune 2015. Her personal approach originates from a journey of conciliation of several identities, tracing the memory of her nocturnal dreams, family memory and her relationship with multiple territories. Her practice of immersion emerged at the same time. Véronique began to create immersive spaces where the boundaries between performers and spectators overlapped. Aube, 6e degré/Dawn, 6th degree her last project of the recent years, is an evolving project that has been presented at Van Horne Station, Montréal, (2015), the Festival duthéâtre de rue de Lachine, Lachine (2016) and Theater in the Bush (Ramshackle Theatre) in Whitehorse. (2017).

 

Currently living in the Yukon since 2017, she is pursuing a project that began in Quebec (Aube, 6e degrée/Dawn 6th degree), and has created new collaborations: Distances (with Lianne Cranfield) as part of 24h Challenge 2017 (Nakai Theatre), Whitehorse and installation-performance DYADIC TIES, (with Léa Roy) as part of the (S)HIVER 2018 festival in Dawson City. Véronique has also worked with Nakai Theatre on puppet design and performance (with Brian Fidler) on the musical science-fi show When We Dance We Dance Together (directed and conceived by Jacob Zimmer), as part of the Atlin Arts and Music Festival 2018. Véronique is also involved in a few performance projects and videos with Gurdeep Pandher a Punjabi Yukonner artist.

 

 

Véronique also offers workshops theatre and shares her immersive practice. In Sherbrooke, she ran workshops to people in the process of social reintegration at Center Le Tremplin 16-30. She also taught children's theatre à Lyon in France. In Whitehorse, she is teaching Devised Theatre, movment, improvisation and writing at the Heart of Riverdale Community Center and also in the community of Carcross. She is also offering workshops in various schools.

 

Ma démarche est tout d'abord née d'un désir de concilier en moi plusieurs identités reliées à plusieurs territoires et lieux géographiques. Chaque nuit, je rêvais des différents lieux où j'ai habité, des différents lieux où sont originaires mes familles. Il semblait que la nuit, dans mes rêves mon esprit répondait à une logique qui me dépassait, un écosystème plus grand que ma personne. J'ai commencé à tranquillement matérialiser dans un lieu physique, à tracer une géographie de ces rêves que j'ai appelé poèmes de l'espace. J'invitais alors les gens à parcourir ces espaces immersifs. J'ai alors réalisé la puissance de l'outil immersif. En déconstruisant les rapports frontaux et en travaillant la sensibilité de l'espace, j'ai remarqué que l'expérience devenait beaucoup plus palpable et encourageait aussi un plus grand investissement de la part des individus participants. J'ai alors senti qu'il y avait un échange plus juste, plus engagé. En partant ainsi d'une démarche personnelle pour aller à la rencontre des autres, j'ai ouvert un terrain à créer des connexions entre les gens et l'environnement à travers l'immersif. De là a commencé mon travail.

 

Je me sers de mon corps d'interprète dans l'espace pour créer des installations immersives. Je crée toujours en fonction d'un écosystème : relation entre l'environnement, l'individu et la communauté. Dans ces écosystèmes, le public participant est à la fois passif et actif dans l'ensemble. J'inscris l'individu dans un ensemble que ce dernier ne domine pas. La nature et ses multiples déclinaisons est ma principale source d'inspiration. Je cherche sous divers angles nos connexions à notre environnement et comment cette connexion agît sur nous et sur les autres. Mes oeuvres oscillent entre l'intime instrospection individuelle et la collision des rencontres impromptues. Mes écrits et ma démarche sont en lien étroit avec mon histoire qui rejoint plusieurs histoires actuelles, celle d'une mutation du lieu physique et symbolique de ses origines, celle de porter en soi plusieurs identités aussi grandes ou infirmes soit-elles, d'une recherche de connexion avec la nature sous toutes ses formes, en plein milieu urbain comme dans son immensité sauvage, celle aussi de la cohabitation mais aussi de la création de multiples connexions inter individus, créant des ponts du passé vers l'avenir.

 

DÉMARCHE

 

Ma démarche est tout d'abord née d'un désir de concilier en moi plusieurs identités reliées à divers territoires et lieux géographiques. Chaque nuit, je rêvais aux différents lieux où j'ai habité, des différents lieux liés à mes origines. Il me semblait que la nuit, dans mes rêves, mon esprit répondait à une logique qui me dépassait, un écosystème plus grand que ma personne. J'ai tranquillement commencé à matérialiser ces rêves dans un lieu physique. J'ai tracé une géographie de ces rêves que j'ai appelé poèmes de l'espace. J'invitais les gens à parcourir ces espaces. J'ai alors réalisé la puissance de l'outil immersif. En déconstruisant les rapports classiques de représentation et en travaillant la sensibilité de l'espace, j'ai remarqué que l'expérience devenait beaucoup plus palpable et encourageait aussi un plus grand investissement de la part des individus participants. J'ai alors senti qu'il y avait un échange plus juste et plus engagé. En partant ainsi d'une démarche personnelle pour aller à la rencontre des autres, j'ai ouvert un terrain pour créer des connexions entre les gens et l'environnement à travers l'immersif. De là a commencé mon travail.

 

Je me sers de mon corps en tant qu'interprète dans l'espace pour créer des installations immersives. Je crée toujours en fonction d'un écosystème : relation entre l'environnement, l'individu et la communauté. Dans ces écosystèmes, le public participant est à la fois passif et actif dans l'expérience. J'inscris l'individu dans un ensemble que ce dernier ne domine pas. La nature et ses multiples déclinaisons sont mes principales sources d'inspiration. Je cherche sous divers angles nos connexions à notre environnement et comment cette connexion agit sur nous et sur les autres. Mon travail  oscille entre l'intime instrospection individuelle et la collision des rencontres impromptues. Mes écrits et ma démarche sont en lien étroit avec mon histoire qui rejoint plusieurs histoires actuelles: celle d'une appartenance à plusieurs lieux liés à une identité individuelle et collective. Celle de la cohabitation de plusieurs identités, aussi grandes ou infimes soit-elles. Celle d'une recherche constante de connexion avec la nature sous toutes ses formes, en plein milieu urbain comme dans son immensité sauvage. Celle aussi de la cohabitation mais aussi de la création de multiples connexions inter individus, créant des ponts du passé vers l'avenir.

APPROACH

 

My approach is born from a desire to concile in myself several identities related to several territories and geographic locations. Every night, I was dreaming of places where I lived and of the different places where my ancestors come from. It seemed that at night, in my dreams, my mind was responding to a logic that exceeded me, an ecosystem greater than my person. I began to quietly materialize in a physical place and began drawing geography of those dreams that I called ''poems of space''. I then invited people to browse these immersive spaces. I then realized the power of the immersive. By deconstructing static relations and working the sensitivity of the space, I noticed that the experience became much more palpable and also increased a greater involvement from the audience. I felt there was a fairer and more engaged exchange. Starting from a personal approach to meet others, it opened a space to create connections between people and the environment through the immersive. From there began my work.

 

I use my performer sensitivity in the space to create immersive installations. I always create according to an ecosystem: relationship between the environment, the individual and the community. In these ecosystems, the participating audience is passive and active as a whole. I always put the individual in a set that is non-dominated by the individual. Nature and its variations are my main inspiration. I am searching from different angles our connections to our environment and how these connections affect us and others. My work oscillates between personal intimacy and collision of impromptu encounters. My writings and my approach are closely related to my story, which joins several current stories of the physical and symbolic place of its origins, the carrying in itself of several identities and the search for connection with nature in its many forms (from the heart of the city to the vast wilderness) and also of cohabitation, the creation of multiple interpersonal connections that build bridges from past to the future.

 
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